La Loi sur la non-discrimination génétique – un accueil suprême

Le test génétique est un examen médical permettant de déceler les changements relatifs aux chromosomes, aux gènes et aux protéines. Il permet avec beaucoup d’efficacité de connaître l’état de santé actuel des patients et leurs risques de développer des problèmes de santé. Les résultats d’un test génétique peuvent aider à confirmer ou à exclure une maladie génétique suspectée; ils peuvent également aider à déterminer les probabilités de développer ou de transmettre un trouble génétique, comme certains types de cancers, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, pour n’en citer que quelques-uns [1]. La science a permis à beaucoup de personnes de cesser de faire des suppositions et de mieux connaître leur état de santé et celle des générations à venir. C’est tout simplement incroyable.

Cependant, que se passe-t-il lorsque ceux qui se soumettent à un test génétique ou qui voudraient le faire font l’objet de discrimination?

Il y a discrimination génétique lorsqu’une personne est traitée différemment (par son employeur, son assureur, etc.) parce qu’elle présente une mutation génétique pouvant causer un trouble héréditaire ou en augmenter le risque [2]. Ce type de discrimination est une préoccupation réelle et sérieuse pour ceux qui envisagent de se soumettre à un test génétique.

En mai 2017, le Parlement canadien a adopté la Loi sur la non-discrimination génétique, en vertu de laquelle commet une infraction criminelle quiconque utilise les résultats d’un test génétique pour refuser des biens et services aux consommateurs, y compris une couverture d’assurance. La loi a été contestée en 2018 par la province de Québec, après qu’une cour d’appel a statué, dans une décision unanime, que la loi ne s’appliquait pas à l’assurance ou aux contrats, puisque ces domaines relèvent tous deux de la compétence provinciale et ne sont donc pas assujettis aux lois fédérales [3].

En réponse, la Coalition canadienne pour l’équité génétique, un groupe de défense des droits, a interjeté appel de la décision devant la plus haute instance du Canada. Dans une décision à cinq contre quatre annoncée en juillet 2020, la cour a confirmé la validité de la Loi sur la non-discrimination génétique, en citant le respect de la dignité, de l’autonomie, de la vie privée et de la santé, qui sont toutes des justifications valables dans l’application du droit pénal. La Coalition canadienne pour l’équité génétique a qualifié cette décision « d’immense soulagement pour ceux qui sont confrontés au dilemme d’obtenir une assurance ou un test génétique » [4].

Après moult controverses et débats, il est désormais illégal pour les assureurs d’exiger des tests génétiques ou d’en utiliser les résultats pour décider de l’admissibilité ou de la couverture d’assurance d’un proposant. Les gens n’ont plus à choisir entre souscrire une assurance ou recevoir des renseignements sur leur santé qui pourraient leur sauver la vie. Cela représente assurément un grand soulagement.

Notes et références

[1] Clinique Mayo. Genetic Testing (en anglais). Mayo Clinic. 14 avril 2020.

[2] National Library of Medicine des États-Unis. What is genetic testing? Genetics Home Reference. 28 juillet 2020.

[3] Fine, Sean. Supreme Court upholds genetic non-discrimination law. The Globe and Mail. 10 juillet 2020.

[4] Fine, Sean. Supreme Court upholds genetic non-discrimination law. The Globe and Mail. 10 juillet 2020.

Protéger vos biens numériques

En raison de la pandémie de COVID-19, nous nous sommes tous mis à utiliser massivement les technologies, que nous le voulions ou non. Et de fait, nous sommes désormais nombreux à travailler à la maison, à suivre des cours en ligne ou à voir nos amis sur FaceTime. Par ailleurs, les personnes âgées se servent de plus en plus d’Internet pour payer leurs factures et rester en contact avec leurs proches. Ces changements ont eu lieu à une vitesse que personne n’avait anticipée. Grâce aux technologies en ligne, nous sommes restés en contact avec le monde extérieur, mais ces avancées technologiques soulèvent une question épineuse en matière de planification successorale : puisque tout est désormais en ligne, comment peut-on protéger ses biens numériques?

Commençons par définir ce qu’est un bien numérique. Les biens numériques peuvent désigner notamment des récompenses de voyage, des photos en ligne, mais aussi des noms de domaines ou des actifs cryptographiques. Certains ont une valeur financière – ils peuvent même entraîner une obligation fiscale en cas de décès –, tandis que d’autres n’ont pour vous qu’une valeur sentimentale.

Vous tenez probablement un inventaire de vos biens physiques (votre maison, votre voiture, vos bijoux, etc.) et vous avez certainement déjà réfléchi à ce qu’il adviendra de ces biens à votre décès. Même si vous ne disposez pas d’un tel inventaire, votre liquidateur successoral pourra localiser ces biens physiques en fouillant votre domicile ou vos dossiers papier. Cela semble assez simple. Toutefois, ce liquidateur sera-t-il en mesure de retrouver tous vos biens numériques? C’est moins évident! L’existence de mots de passe et l’application de conditions d’utilisation pourraient par ailleurs empêcher votre liquidateur d’avoir accès à vos biens numériques, même s’il arrive à les trouver.

Comment, dans ce cas, protéger vos biens? Il faut s’assurer de deux choses :

  1. Votre fiduciaire ou liquidateur successoral doit savoir quels biens numériques vous avez et où les trouver;
  2. Votre fiduciaire ou liquidateur successoral doit pouvoir accéder à vos biens numériques.

Au moment de rédiger votre testament, veillez à mentionner vos biens numériques et à discuter avec votre liquidateur successoral de ce que vous voulez en faire. Par exemple, voulez-vous que vos comptes de médias sociaux restent ouverts après votre décès, ou préférez-vous qu’ils soient fermés? Il faut bien admettre qu’en matière d’administration successorale, on commence à peine à s’interroger sur la prise en compte des biens numériques. Comme les lois actuelles n’encadrent pas encore efficacement cette question, ce sera à vous de dresser la liste complète de vos biens – physiques et numériques – et de la transmettre à votre liquidateur successoral.

Vous avez plus d’options d’assurance que vous ne le pensez

Bien que les assurances vie et maladies graves standards offrent une protection fantastique et un bon rapport qualité-prix pour votre famille, si vous avez de la difficulté à obtenir une assurance en raison de divers problèmes de santé personnels, d’autres options s’offrent à vous.

Ces dernières années, deux nouvelles catégories de produits d’assurance ont vu le jour :

1.    Les produits à émission garantie, qui offrent une protection sans les questions sur l’état de santé

2.    Les Produits à émission simplifiée, qui offrent différents niveaux de protection sur la base de quelques questions simples sur l’état de santé   

Si vous avez des problèmes de santé qui rendent l’obtention d’une assurance un peu plus compliquée, c’est une excellente nouvelle – vous pouvez tout de même vous procurer une forme de couverture d’assurance pour vous protéger, vous et votre famille. C’est un énorme soulagement, car chacun mérite la sécurité et la tranquillité d’esprit de se savoir protégé.

N’oubliez pas que le coût des primes des produits à émission garantie et à émission simplifiée peut être plus élevé que celui des produits standards pour les personnes en bonne santé, et il est important d’examiner les garanties et les délais de carence pour s’assurer qu’ils répondent à vos besoins. Si vous souffrez d’une ou de plusieurs maladies, notamment d’un problème cardiaque, du diabète ou de la dépression, si vous avez déjà obtenu un diagnostic de cancer, si vous consommez des drogues à des fins récréatives ou si vous avez un casier judiciaire pour conduite avec facultés affaiblies, vous pouvez examiner les produits standards et les produits à émission garantie ou à émission simplifiée afin d’en évaluer les garanties et le rapport qualité-prix en fonction de votre propre situation.

Vous constaterez également que le processus d’émission de ces polices est simplifié (sans la tarification intégrale standard), ce qui le rend simple et rapide.

Facteurs dont vous devez tenir compte au renouvellement de votre assurance temporaire

Lorsqu’il est temps de choisir une assurance vie, l’assurance temporaire se démarque par ses nombreux avantages, comme la simplicité, la prévisibilité et le coût abordable. Des primes moins élevées au cours des premières années permettent de conserver le même niveau de vie tout en offrant un revenu de remplacement essentiel et même la possibilité de rembourser vos dettes si quelque chose devait vous arriver.

L’assurance temporaire est généralement la solution la plus rentable pour vos besoins de revenus au début, mais elle devient nettement plus coûteuse avec le temps. C’est pourquoi il est important d’y revenir de temps en temps, en particulier avant la date du renouvellement, et de revoir vos besoins ainsi que les différentes options qui s’offrent à vous.

Vous trouverez ci-dessous certains aspects dont vous devriez tenir compte avant de renouveler votre assurance temporaire :

Quels sont vos besoins actuels?  

Avez-vous effectué, avec votre conseiller, une analyse de besoins en matière d’assurance? Il est très probable qu’il y a eu quelques changements dans votre vie depuis que votre assurance a été mise en place. Cette analyse permettra de déterminer vos besoins actuels. Avez-vous toujours besoin de cette assurance et, dans l’affirmative, la couverture est-elle encore suffisante? Si vous avez acheté une maison, fondé une famille ou contracté de nouvelles dettes depuis la souscription initiale à votre assurance, vous pourriez maintenant avoir besoin d’une couverture complémentaire. 

Avez-vous des objectifs en matière de patrimoine?

Votre besoin d’assurance est-il encore temporaire? Par exemple, si vous avez réduit votre dette hypothécaire (bravo!), peut-être avez-vous maintenant besoin d’une assurance permanente. Vous pouvez aussi commencer à réfléchir à votre planification successorale et aux questions qui s’y rapportent, comme les derniers frais, les obligations fiscales, les plus-values, l’héritage et les dons de bienfaisance. S’il est temps de se pencher sur votre planification successorale, il est possible d’opter pour une transformation partielle en assurance permanente permettant de régler votre succession et de demander une nouvelle police d’assurance temporaire pour répondre à vos besoins temporaires restants.

Quel est votre état de santé actuel?

La bonne nouvelle, c’est que si vous choisissez de demander une nouvelle police d’assurance temporaire, vous pouvez le faire auprès de votre assureur actuel ou d’un nouvel assureur, bien que le coût commence à augmenter considérablement avec l’âge. Cela dit, il est important de comprendre les règles de la tarification d’assurance : comme la santé tend à se détériorer avec l’âge, l’achat d’une assurance vie devient un peu plus délicat. Le vieil adage « le plus tôt sera le mieux » s’applique bien à cette situation. N’oubliez pas que vous disposez de diverses options, comme les produits à émission garantie et à émission simplifiée qui sont offerts aux personnes ayant déjà des problèmes de santé.

Quel est le coût réel de l’inaction?

Attention à la boucle fermée de l’assurance temporaire. Il est facile de remplacer sa couverture par une autre solution temporaire de même nature, mais cela ne fait que retarder l’inévitable. Éventuellement, vous aurez besoin d’une solution d’assurance permanente, et plus vous attendrez, plus cette solution sera coûteuse. Restez attentif à vos besoins d’assurance et à l’opportunité de passer à une assurance permanente. Vous pouvez même opter pour une combinaison des deux options pour éviter de vous soucier du coût élevé d’une transformation tardive.

L’assurance temporaire est une excellente option d’assurance à court terme, mais au renouvellement, il faut tenir compte de certains facteurs. Assurez-vous de bien connaître vos besoins et vos options d’assurance, ainsi que les différentes règles de tarification d’assurance. Mieux vous serez informé et plus vous serez en mesure de prendre les bonnes décisions.

Assurance maladies graves – Protection financière ou argent remis

Saviez-vous qu’une femme sur trois et deux hommes sur cinq risquent de souffrir d’une maladie grave au cours de leur vie? (1) La bonne nouvelle, c’est que beaucoup d’entre eux vont s’en remettre!

Nous sommes nombreux à avoir vu les conséquences qu’une maladie grave peut avoir sur une famille – comment elle peut compromettre la sécurité financière, la planification de la retraite ou même le mode de vie d’une personne. L’assurance maladies graves offre une protection contre un risque très réel, mais contrairement à l’assurance vie, vous verrez les avantages de ce produit de votre vivant. Il va au-delà du simple fait de laisser une somme d’argent à un bénéficiaire et met plutôt l’accent sur la protection financière, vous permettant de mettre votre énergie sur votre traitement et votre rétablissement, et de vous procurer des soins médicaux supplémentaires, s’il y a lieu.

Si vous envisagez de souscrire une assurance, une assurance maladies graves peut représenter une bonne option. En plus de prévoir le versement d’un montant forfaitaire en cas de maladie mettant la vie en danger, un certain nombre de polices d’assurance maladies graves vous offrent (moyennant un coût supplémentaire) des options souples de remboursement de vos primes, si vous vivez en bonne santé et sans maladie.

Si vous tombez malade, vous recevrez le montant forfaitaire en guise de protection financière. Si vous demeurez en bonne santé, vous pouvez choisir de récupérer tout votre argent à une date ultérieure pour le consacrer à votre retraite ou à d’autres dépenses – vous décidez vous-même de ce que vous voulez en faire!

Assurance maladies graves – Protection financière ou argent remis - Inner Image

Prenons l’exemple de Tom, un non-fumeur de 40 ans qui a récemment souscrit une police d’assurance maladies graves avec une couverture de 100 000 $, à laquelle il a ajouté une option de remboursement des primes à partir de 5 ans, le tout pour une prime mensuelle de 190 $. Le tableau ci-dessous montre le remboursement des primes de Tom au fil du temps :

AnnéePrime cumulativeMontant d’assuranceRemboursement des primes*
12 283 $100 000 $0 $
511 415 $100 000 $1 712 $
1018 264 $100 000 $11 415 $
1534 246 $100 000 $34 246 $
2045 662 $100 000 $45 662 $
2557 078 $100 000 $57 078 $

Selon l’assurance maladies graves Transition d’iA, protection T75 avec remboursement flexible des primes après 15 ans, exposé en date du 10 février 2021.
*À la résiliation de la police

Une police d’assurance maladies graves est la voie à suivre. Non seulement vous offre-t-elle la possibilité de protéger vos finances et votre mode de vie, mais elle vous permet également de récupérer toutes vos primes si vous vivez longtemps et en bonne santé – ce que nous souhaitons!

Notes et références

1.    Banque de Montréal. Maladie grave – FAQ | BMO Banque de Montréal. BMO.

Assurance vie et prestations du vivant : examiner les différences

Comment les assureurs évaluent-ils le risque pour différents types de protection?

Lorsque vous souscrivez une assurance vie, l’assureur verse des prestations en cas de décès, tandis que dans le cas d’un produit de prestations du vivant, il verse des prestations en cas d’invalidité ou de maladie. L’analyse de votre risque par la compagnie d’assurance et l’incidence de cette analyse sur la prime que vous payez dépendent du type de produit que vous choisissez. Voyons comment un tarificateur d’assurance peut évaluer votre risque pour différents types de couverture…

Assurance vie

Dans le cas de l’assurance vie, la perspective envisagée à long terme par le tarificateur pour évaluer votre risque est la fin de vie ou le décès. Comment la compilation de renseignements d’ordre médical et financier et de renseignements sur le mode de vie influe-t-elle sur la détermination de la longévité? En 2020, l’espérance de vie moyenne au Canada était de 80 ans pour les hommes et de 84 ans pour les femmes, soit une moyenne combinée de 82 ans (1). En 1981, l’espérance de vie moyenne était de 75,5 ans (2). En conséquence, les primes d’assurance vie ayant chuté, la couverture n’a jamais été aussi abordable, surtout pour les jeunes en bonne santé et non fumeurs. Du fait de l’introduction d’applications d’assurance vie intelligentes utilisant l’intelligence artificielle, des algorithmes sensibles au risque et l’augmentation des limites sans prélèvements, l’achat d’une assurance vie n’a jamais été aussi facile.

Assurance invalidité

La protection que procure l’assurance invalidité est assortie d’une dynamique différente. Le point déterminant de la tarification porte sur la maladie, appelée morbidité, et son incidence sur la capacité à travailler. Par conséquent, toute affection susceptible de limiter ou d’empêcher cette capacité, par définition invalidante, revêt une grande importance pour la tarification. C’est le cas même si cette affection ne met pas la vie de l’assuré en danger et n’est pas nécessairement pertinente pour la tarification de l’assurance vie. Par ailleurs, l’assuré a la possibilité de présenter plusieurs demandes de règlement pendant la durée de sa couverture. Pour gérer la tarification axée sur la morbidité et la possibilité de demandes de règlement multiples, les tarificateurs de l’assurance invalidité ont recours à des exclusions spécifiques en matière d’invalidité, allongent les périodes d’attente pour les prestations ou limitent les périodes de paiement des prestations, selon les cas. Ainsi, les assureurs peuvent proposer une assurance invalidité à un plus grand nombre de clients, même s’il s’agit d’un produit modifié.

Assurance contre les maladies graves

Ni la mort ni l’invalidité ne sont prises en considération dans le cas de l’assurance contre les maladies graves. En effet, il suffit que l’on diagnostique chez la personne assurée une maladie couverte pour que cette personne puisse, après une brève période de survie, déposer une demande de règlement. La tarification est basée sur l’incidence de la maladie, définie comme étant la probabilité d’apparition d’un problème de santé donné. Par exemple, dans le cas d’un infarctus du myocarde (crise cardiaque), le survivant peut reprendre le travail parfois quelques semaines ou quelques mois seulement après le diagnostic et bénéficier néanmoins pleinement de la couverture de la police.

Comme le point déterminant est un simple diagnostic, la tarification de l’assurance contre les maladies graves exige que l’on accorde une attention particulière aux facteurs de risque et aux antécédents familiaux. Le tabagisme, l’hypertension artérielle et les habitudes de vie sont examinés avec une attention particulière. Les antécédents familiaux qui peuvent faire redouter une prédisposition à une ou plusieurs maladies couvertes sont d’une importance capitale, surtout depuis l’introduction de la loi sur la non-discrimination génétique (Genetic Non-Discrimination Act ou GNA) de 2017, qui interdit notamment aux assureurs d’utiliser les résultats des tests génétiques sans l’autorisation expresse du client.

Exemple d’application

Prenons un trouble de l’humeur, comme la dépression, et comparons la façon dont il pourrait être considéré du point de vue de la tarification de l’assurance vie et de prestations du vivant. En fonction de sa gravité, la dépression peut être une maladie grave, affectant tous les aspects de la vie. Parmi les conséquences les plus catastrophiques, on trouve le suicide, qui peut être l’événement déclencheur d’une demande de règlement d’assurance vie. La tarification de l’assurance invalidité met l’accent sur la capacité de travailler. On estime à 12 milliards le nombre de journées de travail perdues chaque année dans le monde en raison de la dépression (3). Au Canada, environ 500 000 personnes s’absentent du travail chaque semaine en raison de problèmes de santé mentale (4). Ces chiffres plaident en faveur d’une approche particulièrement prudente de tarification de l’assurance invalidité. Comme la possibilité de demandes de règlement multiples et d’absences prolongées du travail plane sur toute demande d’assurance invalidité dans laquelle il est fait état d’antécédents de dépression ou d’autres troubles de l’humeur, le tarificateur d’assurance en tient compte au moment d’évaluer le risque et d’établir le montant de la prime.

Les assureurs n’utilisent pas d’approche unique qui leur permettrait d’évaluer le risque aussi bien pour une assurance vie que pour des prestations du vivant. Discutez avec votre conseiller de vos besoins en matière de couverture et de la manière dont un assureur pourrait évaluer votre risque pour un type de protection particulier.

Notes et références

1)    Statista. Life Expectancy in North America 2020. Statista.com. 20 janvier 2021.

2)    Country Economy. Canada – Life Expectancy at Birth. Countryeconomy.com. n.d.

3)    Dobson, Kathleen G., Mustard, Cameron, Smith, Peter M. et Vigod, Simone N. Tendances relatives à la prévalence de la dépression et des troubles anxieux chez les adultes canadiens en âge de travailler, de 2000 à 2016. Statcan.gc.ca. 16 décembre 2020.

4)    Chai, Carmen.500,000 Canadians Miss Work Each Week Due to Mental Heath Concerns. Globalnews.ca. Le 5 mai 2017.

Faire la lumière sur le trouble affectif saisonnier (TAS)

Saviez-vous que près de 10 % des Canadiens âgés de 12 ans et plus sont atteints d’un trouble de l’humeur (1)? Un trouble de l’humeur s’entend d’un état émotionnel général ou d’une humeur qui interfère avec la capacité d’une personne à fonctionner. Le trouble dépressif majeur (TDM), l’anxiété et le trouble bipolaire sont les troubles de l’humeur les plus courants. Saviez-vous que le trouble affectif saisonnier, une forme de dépression, est également un trouble de l’humeur?

Si les changements d’humeur saisonniers font depuis longtemps partie de la nature humaine (la déprime hivernale nous prend tous à l’occasion), le terme plus officiel, soit trouble affectif saisonnier (TAS), a été inventé en 1984 par des chercheurs du National Institute of Health. Ces derniers ont remarqué un schéma saisonnier de dépression chez eux-mêmes, et ils ont supposé qu’il était lié à la réduction de l’ensoleillement pendant les mois d’hiver.

Bien qu’il semble presque normal de se sentir un peu déprimé à l’approche des longues journées sombres d’hiver, il est essentiel de comprendre que le TAS est un sous-type de dépression majeure ou de trouble bipolaire. En fait, la caractéristique principale du TAS est la récurrence d’épisodes de dépression majeure, de manie ou d’hypomanie qui apparaissent de façon saisonnière et disparaissent ensuite (2). Le diagnostic peut être confirmé lorsqu’il existe un schéma saisonnier d’apparition et de disparition.

Bien que nous considérions souvent le TAS comme une affection hivernale, il peut aussi se manifester au printemps et en été (3). Ce trouble est connu sous le nom de « dépression estivale », et les symptômes peuvent comprendre de l’insomnie, une diminution de l’appétit et une perte de poids. De son côté, le TAS automne-hiver typique présente des symptômes opposés, tels qu’une augmentation du sommeil, des envies de glucides et une prise de poids. Dans les deux cas, ce sont les différents symptômes qui servent de critères pour poser un diagnostic de trouble dépressif majeur. Ces symptômes comprennent notamment les suivants : humeur dépressive et diminution du plaisir pendant la majeure partie de la journée de façon continue, fatigue ou perte d’énergie, diminution de la capacité de réflexion ou de concentration et sentiment de dévalorisation.

SAD

Les symptômes ci-dessus nous rappellent que le TAS peut être une maladie grave. Dans sa forme la plus grave, elle peut nuire à la capacité de travailler et avoir des conséquences sur presque tous les aspects du fonctionnement quotidien. Et malheureusement, comme dans tous les cas de dépression ou de trouble bipolaire, le risque de suicide est présent. Mais il y a de l’espoir…

Le traitement du TAS s’apparente à celui du trouble dépressif majeur. Il peut s’agir de la prise d’antidépresseurs et de psychothérapie, ou encore de luminothérapie (4). Depuis plus de 30 ans, la luminothérapie, soit l’exposition à une lumière blanche artificielle vive une ou plusieurs fois par jour (jusqu’à 4 heures), s’est avérée très efficace pour traiter le TAS. Une récente méta-analyse (regroupement de diverses études sur un sujet similaire) en a d’ailleurs confirmé l’efficacité (5). Le trouble affectif saisonnier peut souvent être géré, grâce à des traitements plus traditionnels de la dépression et à une attention particulière portée à certains facteurs contrôlables, tels que l’hygiène du sommeil, les promenades quotidiennes à l’extérieur et l’exercice aérobique. Une lueur d’espoir prometteuse pour cette affection potentiellement grave.

Si vous vous sentez seul ou déprimé, veuillez communiquer avec un membre de votre famille, un ami ou un voisin. Si vous continuez d’éprouver des sentiments de dépression ou à avoir des pensées suicidaires, composez le 9-1-1 et/ou appelez le Service canadien de prévention du suicide au 1-833-456-4566 pour obtenir une aide immédiate. Vous pouvez également appeler, utiliser la messagerie Facebookle clavardage en direct ou envoyer un message texte au 45645 pour être mis en communication avec la ligne textuelle d’urgence, mise en œuvre par Jeunesse,J’écoute.

Toutes ces ressources vous sont disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an. N’hésitez pas à les contacter.

Notes et références

1)    Gouvernement du Canada. Troubles de l’humeur, selon le groupe d’âge, Statistique Canada, 8 septembre 2021.

2)    KURLANSIK, Stuart et Annamarie IBAY. Seasonal Affective Disorder, American Family Physician, 1er décembre 2012.

3)    GALIMA, Samuel, Adam KOWALSKI et Stephen VOGEL. Seasonal Affective Disorder: Common Questions and Answers, American Family Physician, 1er décembre 2020.

4)    TRUSCHEL, Jessica. Depression Definition and DSM-5 Diagnostic Criteria, Psycom, 25 septembre 2020.

5)    CAMBIOLI, Luca et autres. The Efficacy of Light Therapy in the Treatment of Seasonal Affective Disorder: A Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials, National Library of Medicine des États-Unis, 1er octobre 2019.

La série SMART TALK : vos options d’assurance

Lorsque l’on songe à souscrire une assurance, le choix des diverses options peut être quelque peu déroutant et stressant. Le rôle de votre conseiller est d’analyser votre situation et de vous aider à choisir la meilleure combinaison de protection et d’options de paiement. Il vous informera aussi sur la collecte de renseignements et sur le processus de sélection des risques. Ainsi, vous saurez à quoi vous attendre et combien de temps tout cela peut prendre.

Regardez cette courte vidéo pour connaître vos options d’assurance et le processus de souscription d’une police qui correspond le mieux à votre situation.

INFOclip – Protection hypothécaire


Êtes-vous propriétaire d’une maison? Avez-vous un prêt hypothécaire? Vous demandez-vous parfois comment vous pourriez continuer à le rembourser si le revenu de votre ménage diminuait considérablement?

L’achat d’une maison est une étape importante qui apporte à la fois une joie immense et une grande responsabilité financière. Malheureusement, les événements imprévus de la vie, comme une invalidité, la maladie et même le décès d’un soutien financier, peuvent rendre le paiement d’un prêt hypothécaire beaucoup plus difficile, surtout si vous n’avez pas la protection nécessaire pour sécuriser le revenu de votre famille.

Regardez cette vidéo pour savoir comment l’assurance individuelle peut vous offrir, à vous et à votre famille, la tranquillité d’esprit, ainsi que la protection et la souplesse dont vous avez besoin pour continuer à effectuer vos paiements hypothécaires pendant les périodes difficiles.

Partager :